POKER et CINEMA
Avec la légalisation des jeux d'argent sur internet,
le poker est devenu une vraie vedette sur la toile.
CRITIQUE - Contagion de Steven Soderbergh
Un film choral qui tourne en rond.
Avec son trailer chaotique, froid et saisissant de réalisme, Contagion est certainement l’un des films les plus attendus de cette fin d'année. Finis donc la cool attitude, les costumes trois pièces, l’after-shave et les casses du siècle, Steven Soderbergh (Traffic, trilogie des Ocean’s) renoue avec la casting de luxe et propose son film catastrophe au message à caractère informatif...
Affirmons-le tout de go, la puissance formelle et narrative du premier quart d’heure démontre que le cinéaste n’a rien perdu de son talent. Soutenu par une bande son nerveuse et électronique de Cliff Martinez (Drive), Soderbergh dépeint, avec une virtuosité graphique des cadrages, l’épidémie dévastatrice qui se répand aux quatre coins du globe. Et cette entrée en matière très efficace rappelle qu’un certain David Fincher n’a clairement pas le monopole de la mise en scène 2.0. C’est d’ailleurs ce qui sauvera une grande partie du film…
Car une fois le cadre installé, le puzzle pharmaceutique se met en place mais nous laissera de côté au fur et à mesure que l’enquête avancera : à savoir les enjeux financiers des labos sous la pression du gouvernement. L’intention (trop) didactique était bonne mais le film demeure trop en retrait avec ce que la population subit, les scènes s’enchaînent et l’ennui prend peu à peu le dessus.
Un film semi choral donc qui s’annonce du plus bel effet sur l’affiche mais qui finalement ne fera qu’établir une valse des situations…Chacun des acteurs sera cantonné à la fonction la plus primaire de son personnage et d’une manière générale fera son job. Ainsi, n’attendez aucune confrontation directe de ce cinq majeur comme pouvait le laisser penser l'affiche.
Cette déception passée, on se tournera vers les tenants et les aboutissants du film, convenu et un poil déjà vu, qui ne nous apprendra rien de fondamental sur le commun des mortels face à un chaos sanitaire mondial. Certes il dresse intelligemment les arcanes d’un establishment favorisant les hautes sphères mais gageons que face à une situation telle que celle-ci, ce sera bel et bien œil pour œil…Mais vous le saviez déjà, non ?
Une chose est sûre, une haie d’honneur était toute tracée pour cette Contagion et grâce au traitement hyper réaliste de Soderbergh, il aura peut-être le mérite d’être beaucoup plus efficace que n’importe quelle autre campagne de prévention.
Sortie en salles : 9 novembre 2011
Ciné Tour vous met au défi : Quel acteur incarne le mari de Gwyneth Paltrow dans
Contagion ?
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CRITIQUE - Drive de Nicolas Winding Refn
Un cascadeur tranquille et anonyme se métamorphose dès que la nuit tombe : il devient pilote de voitures pour le compte de la mafia. La combine est bien rodée jusqu’au jour où l'un des casses tourne mal et l’entraîne dans une course-poursuite infernale. Il veut se venger de ceux qui l’ont trahi…
D'abord c'est vrai, 10/10 c'est un peu beaucoup, un 8,5/10 serait plus sensé. Mais à Cannes, Drive a tout écrasé. Alors que quasiment la moitié de la compétition officielle était d'un ennui mortel sinon d'une incommensurable nullité, le film de Nicolas Winding Refn s'est détaché du lot. Alors, oui, 10/10! Parce qu'en plus il n'y a rien à redire et qu'à Deauville, le film a de nouveau fait l'unanimité.
La mise en scène est superbe, léchée, stylisée, mais aussi pensée, jamais gratuite. Le casting, déjà alléchant, est irréprochable et chacun apporte son talent à cette jolie partition.
Si Refn s'était montré plus ou moins doué jusqu'à présent, de la sombre mais classe trilogie
Pusher au pseudo-mystique mais un peu chiant
Guerrier silencieux, Valhalla Rising en passant notamment par le très esthétisant et un peu kubrickien mais un peu vain aussi
Bronson, il avait déjà au moins le mérite d'avoir dessiné une carrière aussi intéressante que diversifiée. Il passe aujourd'hui à la vitesse supérieure et signe, avançons nous un peu, son chef d'œuvre. D'un pitch ultra classique – un braquage raté – il tire un film majestueux et flamboyant. Tous les cadres sont soignés et réaffirment combien il est essentiel de savoir poser et diriger une caméra quand la plupart des productions contemporaines ne jurent plus que par un illisible « filmé à l'épaule ».
Les ralentis somptueux (la scène de l'ascenseur) finissent d'enterrer le pseudo-lyrisme d'un Lars von Trier bien stérile et qui cherche à raison, mais sans talent, à se réinventer dans la comédie. Le montage, lui non plus, n'est pas en reste. C'est dire si sur la forme le film de Refn touche à la perfection. On repense aux derniers Cronenberg, mais aussi à Ferrara et à Mann surtout, ces cinéastes chouettes qui savent mieux que personne regarder la nuit. Surgissent aussi par moments des fantômes de Scarface ou de GTA vice city, et l'ambiance années 80, plus qu'assumée, se distille à merveille jusque dans une bande son obsédante, certainement l'une des plus marquantes de l'année. Gosling prête sa silhouette séduisante et racée à ce chevalier moderne, rappelant les héros silencieux (Refn tient enfin son guerrier) du Bronson à l'harmonica, au Trintignant du Grand silence, sauf que là, les chevaux sont passés sous le capot. Entouré, de la plus charmante que jamais Carey Mulligan, il compose avec les meilleurs: Bryan Cranston, toujours excellent, Albert Brooks, effrayant et charismatique et Ron Perlman revenu au top de sa forme malgré un rôle mineur. Anecdotique sur le papier, Drive s'aventure brillamment et à grande vitesse sur la grand-route des œuvres cultes. Un film intense à voir absolument !
Sortie en salles : 5 octobre 2011
Ciné Tour vous met au défi : Dans quel film avant
Drive avez-vous vu Ryan Gosling ?
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CRITIQUE - Crazy Stupid Love – John Requa et Glenn Ficarra
Cinevibe - écrit par Ilan Ferry - Note : 3,5/5
Ryan Gosling apprend l’art délicat de la séduction à Steve Carell. Le petit coup de fraicheur de la rentrée ?
On ne le dira jamais assez : l’amour peut parfois vous amener à faire des choses stupides, dingues, voire même illégales. Allez se calfeutrer dans une salle obscure avec son ou sa chérie pour voir
Crazy, Stupid, Love en fait il partie ? Assurément pas, encore moins quand l’expérience reste intacte pour les célibattant(e)s uniquement attirés par les pecs de Ryan Gosling ou le sourire malicieux d’Emma Stone. Et pourtant le pari était loin d’être gagné. Imaginez donc, trois histoires parallèles avec : un couple en crise, un Dom Juan amoureux, un ado qui craque pour sa babysitter… pour peu le film du binôme John Requa/Glenn Ficarra (
I Love You Phillip Morris) ferait penser à un démarquage du mauvais
Valentine’s Day. Que nenni, car si le film utilise à fond les codes de la comédie romantique c’est pour mieux les digérer de manière malicieuse. Ici, le romantisme pleinement assumé ne se cache pas sous les apparats d’un cynisme de supermarché mais est plutôt montré de manière très simple qu’il soit éperdu ou refoulé. Comprendre par là que
Crazy, Stupid, Love n’ambitionne nullement de révolutionner le genre, préférant dresser une réflexion plutôt bien vue sur ce que signifie l’amour pour trois générations différentes. Soit un regard drôle (à défaut d’être acerbe) sur cette chose qui nous anime plus que de raison et fait battre le palpitant quand il ne le broie pas sans vergogne.
Jamais lénifiantes ou clichés, les histoires déroulées ici touchent par leur simplicité grâce notamment à un casting d’une belle justesse. Tour à tour drôle et fragile, Steve Carell se montre particulièrement touchant en quadra amoureux tandis que son fiston précoce, sorte de mini Don Quichotte pré pubère, lui tient la dragée haute sans jamais agacer par son romantisme exacerbé. Mais la vraie révélation du film c’est bien sûr Ryan Gosling qui, avant de nous en mettre plein la vue dans
Drive, fait preuve d’une classe folle en redoutable womanizer. Véritable aimant à femmes, monstre de charisme il EST le nouveau mètre étalon de la virilité : un modèle auquel tout homme aimerait se conformer tandis que ces demoiselles y verront sans mal le gendre idéal. N’allez toutefois pas croire que le tombeur est touché d’une aura divine (quoique…), il a ses fêlures comme tout le monde et sa romance avec la belle Emma Stone n’en devient que plus belle. L’autre grande qualité de
Crazy, Stupid, Love réside dans son écriture au cordeau, souvent prétextes à des dialogues savoureux et faisant souvent mouche. Dommage que certains seconds rôles pourtant délicieux (Kevin Bacon, Marisa Tomei) se voient sacrifiés tant leurs personnages concordent parfaitement avec l’esprit de douce folie irriguant le métrage . Et alors qu’à mi parcours cette grande course vers le grand amour semble tourner court, un astucieux retournement de situation vient changer totalement la donne et le propulse alors un bon gros cran au dessus du tout venant en matière de romcom. Souvent naif, parfois mièvre (à moins que ce ne soit le contraire), le film palie son apparente candeur par une énergie et une bonne humeur communicatives. On en ressort le sourire aux lèvres avec le sentiment persistant que rien ne peut être impossible quand on y met son cœur. Guimauve quand tu nous tiens…
Comédie rafraichissante Crazy Stupid Love est le remède idéal au blues de la rentrée !
Ciné Tour vous met au défi : Quelle taille de vêtements devrait porter Cal Weaver, selon son ami Jacob ?
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CRITIQUE - La Guerre des Boutons – Yann Samuell
Ciné-toile - écrit par Delphine le 31 août 2011
Synopsis
1960, un village dans le sud de la France. Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l’intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l’honneur et la fidélité et, pour gagner, tous les moyens sont bons. Même, s’il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l’aide de Lanterne – une fille ! – la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d’ingéniosité. Mais il n’est pas facile d’être une armée de petits hommes sans se faire attraper par Papa et Maman ! Quand, après la bataille, on rentre à la maison, les vêtements en lambeaux et des boutons en moins, mieux vaut se faire discret. Vu en version presque finale, mixage restant à peaufiner…
C’est la rentrée et ce n’est pas un mais 2 films « La guerre des boutons » qui vont sortir au mois de Septembre, pure coïncidence ou hasard, stratégie de distributeur ou de producteur. Je vous laisse aller voir
ici, pour en savoir plus, car je n’ai pas pour objectif de faire une comparaison d’autant plus que je n’ai pas vu « La nouvelle guerre des boutons », l’autre production prévue le même mois.
Le but, ici, étant de vous donner mon avis sur le film de Yann Samuell tiré donc du célèbre livre éponyme de Louis Pergaud, mais qui n’est pas un remake du film de Yves Robert ; vous n’entendrez pas la fameuse phrase de p'tit Gibus et vous verrez quelques nouveautés niveau scénario, entre l’époque (années 60), une fille parmi les garçons, etc. La trame de fond est bien là à savoir la guerre entre 2 communes rurales que chaque génération entretient.
Les dialogues sont frais et drôles et les injures sont quand même plus sympas que de nos jours, celles surtout entre les enfants qui sont d’ailleurs paradoxalement plus adultes qu’ils n’y paraissent. Les faces à faces entre les professeurs Alain Chabat et Eric Elmosnino sont délicieux et sont les moments les plus drôles du film. Si le premier, tout comme Fred Testot, a un petit rôle mais très bien interprété, Eric Elmosnino plus présent colle également parfaitement au personnage de ce professeur (maître) plein de réparties et attentif à ses élèves. On attend chacune de ces apparitions.
Les enfants tirent leurs épingles du jeu notamment les principaux protagonistes au physique bien choisi. D’autres sont touchants et attachants, avec au premier rang : le p’tit Gibus. Au bout d’une heure, le rythme du film ralentit et traîne légèrement au niveau de l’enchaînement des événements mais le plaisir ne tarit pas, on ne s’ennuie pas face à cette histoire gentillette loin d’être dénuée d’humour.
La guerre des boutons n’apporte rien de bien nouveau mais reste une bonne comédie familiale avec des variantes qui sont les bienvenues par rapport à l’original et avec un Eric Elmosnino top et un Alain Chabat bienvenu ! Bref, courez-y avec ou sans vos enfants (de plus de 6 ans) !
Sortie en salle le 14 septembre
Ciné Tour vous met au défi : Quelle phrase culte marmonne toujours p'tit Gibus dans la version d'Yves Robert ?
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NEWS - Blade Runner – Ridley Scott is Back
Le Blog du Cinéma - écrit par Maxime le 19 août 2011
Blade Runner, le monument de Science Fiction reprend du service et Ridley Scott (Alien, Gladiator) lui-même sera aux commandes.
Blade Runner, le chef d’oeuvre de 1982 va connaitre une deuxième vie. Nous ne savons pas encore grand chose du projet. Harrison Ford réfléchit à incarner de nouveau ce personnage qu’il a laissé il y a 30 ans maintenant. Seule chose sûre, Ridley Scott, le réalisateur du film de 82, a signé. Celui-ci doit aimer revenir à ces premiers amours puisqu’il tourne actuellement Prometheus, le préquel d’Alien.
Nous ne savons pas encore si ce film sera un préquel, une suite ou un remake ; nous savons néanmoins que les fans ont montré les dents et ne toléreront guère d’erreurs.
Ciné Tour vous met au défi : Gaff, le coéquipier de Deckard utilise un animal en origami comme carte de visite, lequel ?
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